Système de contrôle et certification:

Les IG et les AO sont des signes officiels du système national de labellisation de la qualité des produits agricoles et d'origine agricole, qui réservent et protègent l’usage du nom apposé sur un de ces produits. Un système de reconnaissance de produits en IG ou AO ne peut exister sans un dispositif de contrôle et de certification destiné à en assurer l’effectivité et à garantir la qualité et la conformité des produits mis sur le marché.

Ce dispositif garantit ainsi aux acteurs économiques engagés dans la démarche le respect par tous ces acteurs des règles d'élaboration définies dans le cahier des charges. Il garantit également aux consommateurs les qualités spécifiques et les méthodes de production du produit labellisé ainsi que son origine géographique.

Le dispositif de contrôle prévoit 3 niveaux de contrôle :

La réglementation stipule que les organismes de certification sont des organismes privés de droit algérien sélectionnés conformément aux normes internationales relatives à la certification des produits par tiers. Ils doivent notamment avoir reçu une accréditation délivrée par ALGERAC et un agrément du ministre chargé de l'agriculture. Le décret de 2013 prévoit une phase transitoire initiale pendant laquelle les opérations de contrôle et de certification seront assurés par les Instituts Techniques concernés.

Le cahier des charges inclut un Plan général de contrôle qui indique les principaux points à contrôler indispensables pour respecter les caractéristiques essentielles du produit.

Il est complété par un Plan de contrôle détaillé, élaboré par l'organisme de certification conjointement avec le groupement demandeur, en même temps que ou juste après l'élaboration du cahier des charges, auquel il est intimement lié. Ce document définit les procédures d'identification des opérateurs, décrit de manière détaillée l'ensemble des points à contrôler et les procédures pratiques de leur contrôle ainsi que les sanctions à appliquer en cas de non-respect, ou "manquement", d'un point du cahier des charges, et les fréquences de contrôle auprès des opérateurs. Ce plan de contrôle doit être validé par le Comité National de labellisation.

L'organisation et le fonctionnement du dispositif de contrôle sont décrits de manière détaillée dans l'arrêté contrôle. Un Manuel de contrôle, destiné aux organismes de certification et aux autres acteurs, décrit de manière pratique les modalités de mise en œuvre des opérations de contrôle et de supervision du dispositif de contrôle.